La Campagne appelle à des négociations sur un traité interdisant les armes nucléaires

Plus de 150 États se réunissent à Vienne pour une conférence mondiale sur les armes nucléaires

(8 décembre 2014, Vienne), Démontrant le soutien massif de la communauté internationale, des représentants de plus de 150 États se réunissent à Vienne, en Autriche, pour la troisième Conférence internationale sur les conséquences humanitaires des armes nucléaires du 8 au 9 décembre.

En amont de cette Conférence gouvernementale, plus de 500 militants se sont réunis à Vienne dans le plus grand rassemblement de la société civile jamais réalisé en faveur d’un traité d’interdiction des armes nucléaires.

Les précédentes conférences de ce processus qui ont eu lieu en Norvège et au Mexique ont conclu qu’il ne pourrait y avoir aucune réponse humanitaire adéquate si une arme nucléaire explosait, que ce soit intentionnellement ou par accident.

Ces discussions internationales ont permis un recadrage collectif qui a fondamentalement changé la façon dont les armes nucléaires sont abordées à l’échelle internationale.

La réunion de Vienne sera la première conférence intergouvernementale à donner la parole aux survivants des essais nucléaires, qui témoigneront des effets à long terme des explosions nucléaires sur la santé humaine. Vienne sera également la première occasion pour les États de traiter de la question du vide juridique du droit international pour lequel les armes nucléaires sont les seules armes de destruction massive à ne pas être soumises à un traité d’interdiction.

« Nous sommes convaincus que les gouvernements trouveront le courage de se lancer dans un processus diplomatique pour développer un nouveau traité international d’interdiction des armes nucléaires » a déclaré Beatrice Fihn, Directrice exécutive de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN).

Le Conseil fédéral a reconnu que l’argument humanitaire constitue un motif pour avancer vers l’objectif ultime d’un monde sans armes nucléaires. Comme le CICR, la Suisse estime qu’il faudrait interdire ces armes.

ICAN Switzerland félicite cette prise de position. « Nous espérons que la Suisse jouera un rôle de premier plan dans les efforts visant à interdire les armes nucléaires et qu’elle soutiendra l’appel à entamer sans tarder des négociations en vue d’un traité d’interdiction des armes nucléaires » a déclaré Annette Willi d’ICAN Switzerland.

Sur les 150 États qui participeront à la conférence de Vienne, des États dotés d’armes nucléaires comme le Royaume-Uni et les États-Unis qui avaient boycotté les précédentes conférences, seront présents aux côtés de l’Inde et du Pakistan.

Ce développent démontre que personne ne peut désormais ignorer cette initiative humanitaire sur les armes nucléaires. A l’avenir, la dimension humanitaire doit être le point de départ de toutes les discussions concernant les armes nucléaires. En dernière analyse, un traité d’interdiction des armes nucléaires en est la conséquence inéluctable.

Comments are closed.